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2012-01-31T20:02:00+01:00

Dossier Clinique N 2

Publié par Dr.Prosper

Dossier Clinique N 2

 

Vous recevez en consultation Madame B., âgée de 28 ans, pour la prise en charge thérapeutique d’une hyperthyroïdie. Cette patiente présentant une tachycardie associée à une fatigue et une accélération du transit, son médecin traitant lui a prescrit un bilan biologique dont elle vous donne

les résultats :

– TSH : 0,05 (normale : 0,15-5).

– T4 : 30 (normale : 9-17 ).

– TRAK positif.

L’examen clinique que vous pratiquez retrouve un goitre thyroïdien, ferme, sans nodules. L’examen ophtalmologique ne met en évidence qu’un signe de DeGraaf.

Elle a comme antécédent une rhinite saisonnière traitée, pour la deuxième année, depuis trois semaines, par Aerius (Desloratidine). Elle prend par ailleurs quotidiennement depuis 2 ans de l’Inexium (Esomeprazole) pour un reflux gastro-oesophagien non compliqué.

Vous posez le diagnostic de maladie de Basedow.

QUESTION N° 1

Vous convenez avec la patiente d’un traitement médical. Détaillez votre prise en charge

thérapeutique.

QUESTION N° 2

Madame B. revient vous voir en urgence quelques jours plus tard pour une fièvre importante

évoluant depuis 2 jours, non calmée par le paracétamol. Les constantes sont les suivantes :

FC = 120 ; PA = 80/60 ; température : 39°6 ; SpO2 = 98 %. L’examen clinique met en évidence une angine ulcéro-nécrotique sans adénopathies cervicales associées. Le reste de l’examen clinique est sans particularité. Quel diagnostic redoutez-vous ?

QUESTION N° 3

Hiérarchisez les examens complémentaires que vous demandez en urgence en les justifiant.

QUESTION N° 4

Ce(s) examen(s) confirme(nt) votre suspicion. Organisez la prise en charge thérapeutique pour la première heure.

QUESTION N° 5

Quel examen faut-il réaliser pour préciser le diagnostic ? Justifiez son intérêt.

QUESTION N° 6

Cet examen est concordant. Discutez l’origine de cet évènement indésirable.

QUESTION N° 7

Quelle prise en charge proposez-vous à Madame B après la phase aiguë ?

 

CORRIGE DU DOSSIER CLINIQUE N 2

 

QUESTION N° 1

Vous convenez avec la patiente d’un traitement médical. Détaillez votre prise en charge

thérapeutique.

l Traitement spécifique : 

– Antithyroïdien de synthèse (ATS

– Par exemple Carbimazole (Neomercazole) 

– Dose d’attaque

– Puis diminution des doses ou adjonction de levothyrox selon le taux de TSH

l Traitements adjuvants :

– Repos (arrêt de travail si nécessaire) 

– Bêtabloquant : propanolol (Avlocardyl)

– Contraception

l Information du patient sur les bénéfices/risques du traitement

l Surveillance : 

– TSH à 5 semaines pour adaptation thérapeutique

– Objectif TSH normale

– Régression des symptômes, apparition d’une ophtalmopathie

– Ordonnance remise pour NFS en urgence en cas de fièvre

N.B.1 : Le traitement médicamenteux est le traitement de choix des hyperthyroïdies par

maladie de Basedow chez la femme jeune en âge de procréer.

Les antithyroïdiens de synthèse ne sont pas tératogènes mais, passant la barrière hématoplacentaire,

ils doivent être utilisés à la dose minimale efficace nécessitant donc de programmer

la grossesse.

N.B.2 : Le signe de DeGraaf, ou asynergie oculo-palpébrale est l’existence d’un retard à la

descente de la paupière pour suivre le globe oculaire quand on demande au patient de regarder

vers le bas. Il est pathognomonique de l’hyperthyroïdie.

Sous-total pour la question 15

QUESTION N° 2

Madame B. revient vous voir en urgence quelques jours plus tard pour une fièvre importante

évoluant depuis 2 jours, non calmée par le paracétamol. Les constantes sont les suivantes :

FC = 120 ; PA = 80/60 ; température : 39°6 ; SpO2 = 98 %. L’examen clinique met en évidence

une angine ulcéro-nécrotique sans adénopathies cervicales associées. Le reste de l’examen

clinique est sans particularité. Quel diagnostic redoutez-vous ?

l On redoute un sepsis sévère, voire choc septique sur : 

– Agranulocytose aiguë 

– Probablement immuno-allergique 

– D’origine iatrogène

Sous-total pour la question 10

QUESTION N° 3

Hiérarchisez les examens complémentaires que vous demandez en urgence en les justifiant.

On réalise :

l Numération Formule Sanguine

– Permet d’affirmer le diagnostic d’agranulocytose aiguë (PNN < 200


l Prélèvement bactériologique en urgence : documenter l’infection

– Hémocultures

– Prélèvement de gorge 

– ECBU

l A titre systématique : 

– Radio de thorax

– Béta-HCG

l Bilan du retentissement : 

– Bilan d’hémostase (recherche de CIVD

– Bilan hépatique (ASAT, ALAT, GGT, Bilirubine)

– Bilan rénal : créatininémie et sa clairance

N.B.1 : Si « pas de NFS » = ZERO à la question.

Le myélogramme qui sera utile dans la suite du dossier n’est pas une urgence à réaliser. Il

n’a donc pas sa place dans cette question.

N.B.2 : Se rappeler qu’en l’absence de PNN et donc de « pus » les signes cliniques, radiologiques

et biologiques (Leuco à l’ECBU) peuvent être faibles voir absents.

Sous-total pour la question 10

QUESTION N° 4

Ce(s) examen(s) confirme(nt) votre suspicion. Organisez la prise en charge thérapeutique

pour la première heure.

Isolement du patient

l ARRET immédiat de TOUS les médicaments pris par la patiente

– Hospitalisation

– Soins intensifs 

l Pose de 2 VVP périphériques de bon calibre pour expansion volémique 

– Si succès poursuite du remplissage

– En cas d’échec introduction d’amines vasopressives 

l Puis antibiothérapie : 

– Double, bactéricide, synergique, intraveineuse, large spectre 

– Visant surtout les Streptocoques et BGN

– Par exemple : 

* Béta-lactamines anti-pyocyanique type Tazocilline (Piperacilline-Tazobactam)

* Aminoside 

l Bains de bouche

l Surveillance :

– Constantes : 

* remontée de la PA après remplissage

* FC

* température 

– Etat des muqueuses 

N.B.1 : Si « pas d’arrêt de tous les médicaments » = ZERO à la question.

N.B.2 : Les facteurs de croissance granulocytaire (G-CSF) n’ont pas l’AMM dans cette

indication. Leur utilisation est débattue.


QUESTION N° 5

Quel examen faut-il réaliser pour préciser le diagnostic ? Justifiez son intérêt.

l Il faut réaliser un myélogramme car celui-ci : 

– Affirme le diagnostic : 

* disparition complète de la lignée granuleuse

* ou aspect de pseudo-blocage de la maturation granuleuse, le plus souvent au stade

du pro-myélocyte 

– Elimine les diagnostics différentiels :

* moelle de richesse normale (pas d’aplasie)

* pas d’envahissement médullaire 

* sans atteinte d’une autre lignée si mécanisme immuno-allergique 

* pas de signe de dysmyélopoïèse (pro-myélocyte non dystrophique sans corps

d’Auer) 

l La biopsie ostéo-médullaire n’apporte pas dans ce tableau d’informations

supplémentaires

l La documentation précise est rendue nécessaire par la gravité de l’effet et les

conséquences qui en découlent

l Elle permet notamment l’élimination d’un diagnostic différentiel qui modifierait

entièrement l’attitude thérapeutique 

Sous-total pour la question 15

QUESTION N° 6

Cet examen est concordant. Discutez l’origine de cet évènement indésirable.

l Tous les médicaments doivent être suspectés de principe

l Les médicaments pris sont : Aerius, Inexium, Paracétamol et l’ATS prescrit à la

question n° 1

l La méthode d’imputabilité permet d’isoler le médicament le plus probable, selon son

imputabilité : 

– Intrinsèque : 

* chronologique (du – au +) : paracétamol pris après l’effet, Inexium pris depuis

de nombreuses années, Aerius déjà pris l’année précédente, ATS d’instauration

récente

* type de l’effet, évolution à l’arrêt 

* évolution à la reprise 

– Extrinsèque : 

* littérature : effet secondaire connu de cette famille de médicament 

l Ici le médicament le plus probable est l’ATS 

l La seule preuve formelle serait apportée par un test de réintroduction (qui n’est

pas justifié ici en présence d’une alternative thérapeutique et du risque)

l Les examens de laboratoires : 

– Recherche d’anticorps anti-PNN

– Etude de la pousse des progéniteurs granulo-monocytaires en présence du sérum

de la patiente 

– Sont peu réalisés en pratique clinique courante


QUESTION N° 7

Quelle prise en charge proposez-vous à Madame B après la phase aiguë ?

l Prise en charge de l’agranulocytose : 

– Surveillance de la ré-ascension des PNN

– Arrêt total et définitif de tous les ATS

– Déclaration à la pharmacovigilance

– Education de la patiente vis-à-vis de l’automédication

– Remise d’un certificat + liste des médicaments contre-indiqués 

l Prise en charge de la maladie de Basedow :

– Thyroïdectomie totale : 

* le plus probable compte-tenu de l’âge 

– Ou Irathérapie à l’iode 131 

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2012-01-31T19:41:00+01:00

Dossier Clinique N 1

Publié par Dr.Prosper

Dossier Clinique N 1

 

Vous voyez en consultation le petit Jean, 6 ans, amené par sa mère aux urgences pour fièvre à 39,2°C depuis 24 heures. Elle a été appelée par l’école maternelle car son fils était assis dans un coin, refusant d’aller jouer avec ses copains. L’infirmière de l’établissement lui a alors pris sa température et a contacté la mère.

L’enfant n’a aucun antécédent notable en dehors de rhinopharyngites et otites fréquentes ; le développement est normal. Le dernier épisode rhinopharyngé, diagnostiqué comme viral, a eu lieu il y a 15 jours et traîne encore. Alors que vous effectuez un coucou de la main à l’enfant, il ne vous répond pas, regardant dans le vague, posé dans les bras de sa mère.

 

http://i42.tinypic.com/f2sr47.jpg

 

QUESTION N° 1

Quels sont les points forts de votre examen clinique ?

QUESTION N° 2

Votre examen confirme l’état fébrile de l’enfant, avec rhinorrhée antérieure et une toux discrète.

Il existe également une douleur au-dessus du genou gauche, intense à la palpation. L’articulation

est libre. Quel diagnostic soupçonnez-vous en priorité ?

QUESTION N° 3

Quel est votre bilan initial ?

http://i40.tinypic.com/8yzua8.jpg

QUESTION N° 4

Vous retrouvez un syndrome inflammatoire majeur associé à une polynucléose neutrophile. Une radio vous est communiquée (voir Figure 1). Quelle est votre attitude ?

QUESTION N° 5

12 heures plus tard, alors que Jean est hospitalisé, l’infirmière vous appelle car l’état de l’enfant s’est subitement aggravé. A votre entrée dans la chambre, la température est à 39°5 C, le teint est pâle et grisâtre. Vous notez une polypnée à 36/min, avec signes de lutte. L’enfant est apathique, tachycarde à 150/min, PA 76/42 mm Hg.

Quels diagnostics évoquez-vous et quels arguments cliniques recherchez-vous pour les étayer ?

QUESTION N° 6

Il n’existe aucun signe pathologique en dehors d’un météorisme abdominal et d’une diminution du murmure vésiculaire à droite, et de marbrures discrètes. Que faites-vous ?

QUESTION N° 7

Interprétez l’examen qui a été réalisé (voir Figure 2). Quel diagnostic soupçonnez-vous ?

CORRIGE DU DOSSIER CLINIQUE  N 1
QUESTION N° 1
Quels sont les points forts de votre examen clinique ?
Recherche de signes de gravité :
– Constantes, troubles hémodynamiques 
– Troubles de conscience
– Purpura 
– Signes de déshydratation 
Recherche d’éléments étiologiques :
– Reprise de l’interrogatoire maternel : notion de contage, antibiothérapie récente,
voyages. Examen du carnet de santé (vaccinations)
– Examen complet sur enfant dénudé 
– Recherche d’un syndrome méningé 
– Examen abdominal (défense) et des testicules 
– Examen cutané, recherche d’exanthème
– Auscultation cardio-pulmonaire 
– Palpation osseuse 
– Examen ORL 
– Bandelette urinaire 

QUESTION N° 2
Votre examen confirme l’état fébrile de l’enfant, avec rhinorrhée antérieure et une toux discrète. Il existe également une douleur au-dessus du genou gauche, intense à la palpation. L’articulation est libre.
Quel diagnostic soupçonnez-vous en priorité ?
l Ostéomyélite 
l Aiguë 
l Du fémur gauche

QUESTION N° 3
Quel est votre bilan initial ?
Bilan aux urgences :
– Hémogramme
– CRP 
– ECBU 
– Hémocultures 
– Radiographie du genou face et profil

QUESTION N° 4
Vous retrouvez un syndrome inflammatoire majeur associé à une polynucléose neutrophile.
Une radio vous est communiquée (voir Figure 1). Quelle est votre attitude ?
l Ce tableau clinico-biologique est en faveur d’une ostéomyélite aiguë
l La radiographie du genou peut être normale, sans récuser le diagnostic (signes retardés par rapport à la clinique, surtout dans les 24 premières heures) 
l Hospitalisation 
l Information et autorisation parentale
l Antibiothérapie en urgence par voie intraveineuse 
l Synergique, dirigée contre le staphylocoque doré
l Par exemple Bristopen + Amiklin 
l Prélèvements bactériologiques multiples, dont hémocultures, ponction métaphysaire ne retardant pas la mise en route des antibiotiques
l Imagerie diagnostique : scintigraphie osseuse au 99Tc +/- IRM du genou après mise en place de l’antibiothérapie
l Antalgiques antipyrétiques 
l Immobilisation plâtrée antalgique
l Recherche et traitement d’une porte d’entrée 
l Surveillance
QUESTION N° 5
12 heures plus tard, alors que Jean est hospitalisé, l’infirmière vous appelle car l’état de l’enfant s’est subitement aggravé. A votre entrée dans la chambre, la température est à 39,5°C, le teint est pâle et grisâtre. Vous notez une polypnée à 36/min, avec signes de lutte. L’enfant est apathique, tachycarde à 150/min, PA 76/42 mm Hg. Quels diagnostics évoquez-vous et quels arguments cliniques recherchez-vous pour les étayer ?
l Sepsis sévère : extrémités froides, marbrures, oligurie 
l Syndrome de choc toxique staphylococcique : lésions bulleuses, diarrhée
l Staphylococcie pleuropulmonaire : auscultation pulmonaire 
l SDRA : auscultation pulmonaire
l Choc anaphylactique : recherche d’un rash cutané, de décollements bulleux, atteinte des muqueuses 
QUESTION N° 6
Il n’existe aucun signe pathologique en dehors d’un météorisme abdominal et d’une diminution du murmure vésiculaire à droite, et de marbrures discrètes. Que faites-vous ?
Transfert en unités de soins intensifs
l Scope cardiotensionnel
l Oxygénation après libération des voies aériennes supérieures
l Remplissage 
Bilan en urgence :
– hémogramme, CRP
– ionogramme sanguin, urée et créatinine 
– Lactates
– Gaz du sang 
– ECG
– ECBU, hémocultures, radiographie de thorax 
QUESTION N° 7
Interprétez l’examen qui a été réalisé (voir Figure 2). Quel diagnostic soupçonnez-vous ?
l Radiographie de thorax de face 
l Opacités réticulo-nodulaires bilatérales 
l Images arrondies du lobe supérieur droit, avec liseré périphérique évoquant des
bulles
l Pneumopathie bilatérale
l Compatible avec une staphylococcie pleuropulmonaire
N.B. : Le tableau de staphylococcie pleuro-pulmonaire est un tableau grave et évolutif dans
sa phase initiale. Après 12h de traitement, l’antibiothérapie n’est pas encore efficace. Le traitement parentéral antibiotique sera maintenu avec les mesures de réanimation adaptées.

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2012-01-30T16:14:00+01:00

- Nouveau - Programme des Jeudis pédagogiques du session 2012 a partir de 26-01-2012 a 13h

Publié par Dr.Prosper

Programme des Jeudis pédagogiques du session 2012 

 

 

26-01-2012 : Les valvulopathies mitrales et aortiques

02-02-2012 : Polyarthrite chronique et dyslipidemie

09-02-2012 :Etats de choc et TBC pulm de l'adulte

16-02-2012 : Pathologie du pancreas et CAT devant ADP

23-02-2012: BPCO

01-03-2012 : Asthme de l'adulte

 

le programme n'est pas complet! puisque à chaque jeudi, ils affichent la suite des cours.

 

les cours auront lieu à la faculté de Médecine d'Alger - Ali Maherzi

(ex. Laperrine) Amphi c, à partir de 13h

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2012-01-30T15:34:00+01:00

Cours LE DIABETIQUE EN SITUATION DE CRISE

Publié par Dr.Prosper

LE DIABETIQUE EN SITUATION DE CRISE

 

 

 

Signes cliniques:

Ø      toujours se méfier devant un diabétique déséquilibré:

·         d'une infection même sans fièvre: infection urinaire, cholécystite.

·         d'une affection intercurrente:

-         IDM souvent indolore et atypique, dissection aortique.

-         ischémie intestinale.

-         acidose métabolique.

-         nécrose papillaire.

·         d'une hypoglycémie.

Ø       examen du pied:

·         systématique car lésions souvent indolores.

·         rechercher: ischémie aiguë, plaies, ulcère, mal perforant plantaire et phlegmon du dos ou de la plante du pied.

Ø       arrêter les antidiabétiques oraux si:

·         insuffisance rénale.

·         insuffisance hépatique.

·         infection sévère.

·         infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral.

·         prévision d'un examen radiologique avec produit iodé.

·         anesthésie générale.

·         troubles digestifs sévères.

·         déshydratation, diurétiques.

Examens complémentaires:

Ø      glycémie capillaire.

Ø       bandelettes urinaires, c'est l'examen pivot:

·         toute cétonurie et glycosurie quelque soit le taux de la glycémie signale un déséquilibre du diabète et un passage à l'insuline.

·         attention: une cétonurie sans glycosurie indique un jeûne alimentaire.

Ø       ECG.

Ø       ECBU, créatininémie, ionogramme sanguin.

Ø       lactates si biguanides.

Ø       gaz du sang si cétose ou acidose.

Ø       radiographie thoracique.

Ø       hémocultures si phlegmon du pied.

Traitement:

Ø      si diabète non insulinodépendant:

·         donner à manger aux heures habituelles.

·         si hypoglycémie: G30%, 30 ml IV, resucrage oral, pas de Glucagon.

·         si glycémie < 3 g/l: surveillance glycémique régulière.

·         si cétonurie et glycosurie positive ou si glycémie > 3g/l:

-         jamais d'Actrapid IV directe.

-         Actrapid en sous cutanée:

-        6 à 10 UI toutes les 6 heures suivis de la prise d'un repas léger riche en hydrates de carbone et perfusion de G5%.

-         ou Actrapid à la seringue électrique:

-        perfuser 100 ml de G5% par heure.

-        savoir que 0,5 UI d'Actrapid métabolise les 5 g contenus dans 100 ml de G5%.

-        savoir que 1 UI/h abaisse la glycémie de 0,40 g/l.

-        si glycémie entre 0,8 et 1 g/l: faire 0,5 UI/h.

-        si glycémie entre 1 et 2 g/l: faire 1 UI/h.

-        si glycémie entre 2 et 3 g/l: faire 2 UI/h.

-        si glycémie entre 3 et 4 g/l: faire 3 UI/h.

-        si glycémie < 0,80 g/l: arrêt insuline.

-         surveiller la glycémie, la cétonurie, la glycosurie toutes les heures puis toutes les 2 heures.

-         l'introduction d'une insuline semi-lente à la dose de 0,5 UI/kg/j (2/3 le matin, 1/3 le soir) n'est pas une mesure indispensable à prendre en urgence.

Ø       si diabète insulinodépendant:

·         donner à manger aux heures habituelles.

·         si hypoglycémie: G30%, 30 à 50 ml IV, resucrage oral ou Glucagon: 1 mg IM.

·         si glycémie < 3 g/l: continuer le protocole insulinique habituel.

·         si cétonurie et glycosurie ou si glycémie > 3 g/l:

-         si pas de signe de gravité ni d'affection intercurrente grave:

-        en ambulatoire.

-        continuer le protocole insulinique habituel en augmentant les doses comme d'habitude en pareil cas.

-        6 à 10 UI d'Actrapid toutes les 6 heures suivis d'un repas léger riche en hydrate de carbone.

-         si signes de gravité ou si affection intercurrente grave:

-        hospitalisation.

-        Actrapid SC ou à la seringue électrique (Cf protocole ci-dessus).

·         si vomissements importants ou jeune involontaire:

-         présence de corps cétoniques.

-         garder le protocole insulinique habituel en diminuant la posologie et en mettant un G5% (100 ml de G5% par heure).

·         surveiller la glycémie, la glycosurie et l'acétonurie toutes les heures puis toutes les deux heures.

 

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2012-01-30T15:32:00+01:00

Cours d'ACIDOCETOSE DIABETIQUE

Publié par Dr.Prosper

ACIDOCETOSE DIABETIQUE

 

Signes cliniques:

Ø      installation progressive, y penser devant tout diabétique qui va mal.

Ø       phase prodromique: soif, polyurie, amaigrissement.

Ø       asthénie intense, anorexie, amaigrissement, température normale voir basse pouvant masquer un processus infectieux.

Ø       nausées, vomissements, douleurs abdominales.

Ø       déshydratation extracellulaire (pli cutané, hypotension, enfoncement des globes oculaires).

Ø       hypotension, tachycardie.

Ø       dyspnée à type de polypnée, haleine " chimique ": odeur de pomme reinette.

Ø       agitation, somnolence, obnubilation.

Ø       évolution possible vers un coma avec respiration de Kussmaul et collapsus.

Diagnostic différentiel:

Ø      urgences abdominales.

Ø       intoxication médicamenteuse (Aspirine).

Ø       hypoglycémie.

Ø       coma hyperosmolaire.

Ø       acidose lactique.

Ø       autres comas.

Etiologie:

Ø      épisode inaugural du diabète (20%).

Ø       décompensation de la maladie diabétique au cours de:

·         infection (50%), traumatisme, opération, stress de toute nature, pathologie coronarienne (ischémie silencieuse), pathologie vasculaire cérébrale, corticoïdes.

Ø       arrêt ou réduction de l'insuline.

Examens complémentaires:

Ø      glycémie capillaire, bandelettes urinaires:

·         glycémie à plus de 2,5 g/l (13,5 mmol/l) et glycosurie ++++, cétonurie ++++.

Ø       température, SpO², scope, ECG (rechercher des signes de dyskaliémie).

Ø       gaz du sang: pH artériel à moins de 7,20.

Ø       ionogramme sanguin:

·         bicarbonates en dessous de 15 mEq / litre.

·         pH < 7,20.

·         kaliémie élevée au début puis normale puis basse: signe l'ancienneté de l'acidocétose.

·         natrémie corrigée abaissée: Na + [(glycémie g/l - 1) x 1,6].

·         trou anionique augmenté: (Na+K)-(Cl+HCO3-) > 16.

·         hypophosphorémie.

Ø       créatininémie: faussement augmentée.

Ø       hypertriglycéridémie, hyperleucocytose, amylasémie élevée.

Ø       radiographie pulmonaire.

Ø       si contexte infectieux: hémocultures et prélèvements dirigés.

Traitement:

Ø      voie veineuse, hospitalisation.

Ø       insuline ordinaire à action rapide (Actrapid):

·         bolus de 10 UI IV (diluer l'insuline dans du sérum physiologique) + 10 UI SC.

·         0,1 UI/kg/h, soit 5-10 UI/h à la seringue électrique chez l'adulte tant que la cétonurie persiste quelle que soit la glycémie.

·         si la glycémie baisse de trop: perfuser du G10% mais maintenir la même dose d'insuline, réalimenter avec du liquide (jus de fruit) ou du semi-liquide ( compote).

Ø       réhydrater:

·         le déficit est estimé à 10% du poids du corps ou besoin moyen:

ù         100 ml/kg/j dont 50% en 6 heures (ex: si 60 kgs => 6 litres par jour).

-        1 litre de sérum physiologique (NaCl 0,9%) ou mieux Ringer Lactate en 1 heure 30 (ou jusqu'à glycémie < 2,5 g/l).

-        2 litres au cours des 4 heures 30 suivantes: G5% + 3 g NaCl/l + 3 g KCl/l .

-        puis G5% + 2 g NaCl/l + 2 g KCl/l: 3-4 l de la 6ème à la 24ème heure.

ù         chez enfant: 50 ml/kg en 3 heures de NaCl 0,9% puis G5%.

Ø       si état de choc: donner du Plasmion en 30 mn (20 ml/kg chez l'enfant).

Ø       si hypokaliémie < 3 mmol/l:

·         Chlorure de potassium à 10% en perfusion: 1 g/h pendant quelques heures à la seringue électrique.

Ø       ne pas administrer de bicarbonates sauf si pH < 7,10:

·         250 ml de Bicarbonates 1,4% en 1 heure chez l'adulte.

·         5 ml/kg de Bicarbonates 1,4% en 30 mn chez l'enfant.

Ø       anticoagulants à doses préventives.

Ø       oxygénothérapie si SpO² < 80 mmHg.

Ø       surveillance:

·         glycémie, cétonurie, glycosurie toutes les heures puis toutes les 2 heures à partir de la quatrième heure.

Ø       si détresse vitale: intubation et ventilation assistée après anesthésie éventuelle (Hypnovel + Fentanyl).

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